Dr. Anja Röcke | Chercheuse associée

Dynamiques et expériences de la globalisation
Centre Marc Bloch, Friedrichstraße 191, D-10117 Berlin
Email: anja.roecke  ( at )  sowi.hu-berlin.de Tél: +49(0) 30 / 20 93 70700 or 70707

Position : Université Humboldt | Discipline : Sociologie |

Biographie

Anja Röcke est sociologue, spécialisée dans la sociologie de la culture, les théories sociologiques, la sociologie historique et politique. Sa thèse d'habilitation sur la « Sociologie de l’optimisation de soi » va paraître chez Suhrkamp stv au printemps 2021. Elle a fait ses études en sciences sociales à l’Université Humboldt Berlin et à l’ENS Cachan. Pour sa mémoire sur « Loterie et démocratie : Perspectives historiques et théorique de la démocratie » (2005, LIT Verlag), elle a obtenu le Prix Erhard-Höpfner. En 2009, elle a terminé son doctorat en sciences sociales et politiques à l’Institut universitaire européen de Florence. La thèse a été publiée en 2014 par Palgrave MacMillan sous le titre « Framing Citizen Participation. Participatory Budgeting in France, Germany and the United Kingdom » (édition en chinois, 2017). Parallèlement, elle a participé à un projet de recherche international sur les budgets participatives européens financé par la Fondation Hans Böckler et a été associée à la Berlin Graduate School for Social Sciences et au Centre Marc Bloch.  Depuis 2009, elle a été assistante de recherche (wissenschaftliche Mitarbeiterin) à la chaire de sociologie générale de l’Institut des sciences sociales de l’Université Humboldt Berlin, durant le semestre d'hiver 2019-20 en tant que professeur invité et professeur vacataire.

Optimisation de soi et conduite de vie

L'optimisation de soi fait référence à des pratiques telles que l’utilisation de nouvelles techniques numériques (technologies portables) ou l’ingestion d’aliments spécifiques (suppléments) pour augmenter et améliorer les performances, l’apparence et/ou le bien-être. Plusieurs tendances actuelles convergent dans le phénomène de l’optimisation de soi: la numérisation et les changements (bio)technologiques, les promesses des neurosciences, la diffusion croissante de la « science citoyenne » et les exigences du capitalisme. Le projet de recherche poursuit deux objectifs : 1) une étude de cas empirique et comparative sur les « biohackeurs » en Allemagne, Finlande et en France. « Biohackeur » est une auto-désignation des personnes qui effectuent des mesures d’optimisation de leur mode de vie ainsi que des fonctions physiques et mentales. Le projet analyse les dimensions, les conséquences et les contradictions du « biohacking » d’un point de vue comparatif et transnational et en accordant une attention particulière aux questions de genre. 2) Une analyse historique de certaines idées et pratiques d’amélioration biotechnologique de l’homme au XXe siècle.